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 Jacques Chirac entendu pour la première fois par un juge

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MessageSujet: Jacques Chirac entendu pour la première fois par un juge   Ven Juil 20 2007, 10:33

Jacques Chirac entendu pour la première fois par un juge



Deux mois après son départ de l'Elysée, Jacques Chirac a été entendu jeudi pour la première fois par un juge dans une affaire d'emplois fictifs concernant l'époque où il était maire de Paris (1977-1995), une audition qu'il accompagne d'une lettre aux Français publiée dans Le Monde.

M. Chirac, 74 ans, est ainsi le premier ancien président de la République à répondre aux questions d'un juge.

Son audition par le juge Alain Philibeaux de Nanterre (Hauts-de-Seine), en charge de ce dossier, a démarré selon son entourage vers 9h15 dans des bureaux situés au 119, rue de Lille à Paris.

Vers 13h30, l'ancien président a quitté en voiture ces bureaux, face auxquels étaient massés des dizaines de journalistes.

M. Chirac a été entendu en tant que "témoin assisté", intermédiaire entre le mis en examen et le simple témoin, a déclaré son avocat Me Jean Veil selon lequel l'audition s'est déroulée "dans un climat de sérénité" et "parfois d'humour".

Ce statut, permettant d'être assisté d'un avocat, implique en général que la personne entendue a été mise en cause dans le cadre de l'enquête, mais n'entraîne pas de poursuites. Il n'empêche pas une mise en examen ultérieure.

"Je ne vois rien que de très normal et de conforme à la conception qui a toujours été la mienne des principes républicains" à répondre aux "questions" du juge, a écrit M. Chirac dans une tribune parue avant la fin de son audition dans le journal Le Monde daté de vendredi.

L'affaire des emplois fictifs du RPR remonte à octobre 1995, lorsque le juge d'instruction de Nanterre Patrick Desmure, auquel a succédé M. Philibeaux, avait été saisi d'une affaire de paiements de salaires de permanents du RPR par la Ville de Paris, sous les mandats municipaux de Jacques Chirac et alors qu'il présidait le parti (entre 1976 et 1994).

Cette affaire débouchera en mai 2003 sur le renvoi de 26 personnes devant le tribunal correctionnel de Nanterre, parmi lesquelles l'ancien Premier ministre Alain Juppé, pour "prise illégale d'intérêt", pour avoir laissé la ville payersept salariés du RPR.

Dans ce dossier, Alain Juppé a été condamné en appel à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité, en décembre 2004.

Le volet susceptible de concerner Jacques Chirac, avait, dès décembre 2002, été "disjoint", dans l'attente qu'il redevienne un citoyen non couvert par l'immunité présidentielle.

Dans sa tribune "aux Français", M. Chirac aborde longuement la question du financement des partis sans aller jusqu'à évoquer directement l'affaire des emplois fictifs.

Il se défend en évoquant "sept ans de tâtonnements", entre 1988 et 1995, pour "parvenir au bon régime juridique" sur le financement de la vie politique.

Selon son avocat, l'audition de jeudi a abordé "les trois volets du dossier": le "contexte général", "sa connaissance des personnes" ayant bénéficié d'emplois fictifs, et enfin celui concernant une fonctionnaire de la ville de Paris qui travaillait pour le RPR, au sujet de laquelle Jacques Chirac avait souhaité une promotion, dans une note de 1993 versée au dossier.

On ignorait jeudi si M. Chirac serait à nouveau convoqué dans ce dossier.

Selon son avocat, il pourrait également être entendu dans une autre affaire dite des "chargés de mission de la Ville de Paris".

Me Veil a en revanche affirmé qu'il ne témoignerait pas devant les juges chargés des affaires Clearstream et Borrel, abordant des faits pendant son mandat à l'Elysée, pour lequel il estime être couvert par une "immunité définitive".

M. Chirac a de nouveau été mis en cause dans l'affaire Clearstream par l'ex-vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin qui a confirmé mercredi devant les juges le contenu de notes inédites du général Philippe Rondot.

Ces notes mettent aussi en cause l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin.

Selon une source proche du dossier, M. Gergorin a notamment confirmé que M. de Villepin lui avait bien demandé, courant mai 2004, de saisir un juge en lui précisant: "C'est une instruction du président de laRépublique".

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